Liste des gentilés du Québec
Gentilé : nom des habitants d'un lieu

La Commission de toponymie n’est pas responsable du traitement des gentilés. Elle s’y intéresse, car ce sujet est étroitement lié au domaine toponymique. Il importe de noter que les données présentées sur notre site ont été répertoriées dans divers documents historiques, des articles de journaux, des monographies et à la suite d’une consultation effectuée auprès de toutes les municipalités du Québec. 

À l’occasion, des municipalités nous communiquent de nouveaux gentilés et la Commission de toponymie les ajoute alors à sa liste. L’année qui figure entre parenthèses représente l’attestation la plus ancienne identifiée pour la forme et la graphie concernée. Si l'année est marquée d'un astérisque, cela confirme la reconnaissance du gentilé par une résolution de la Municipalité.

La prononciation du gentilé est donnée entre crochets,  les variantes et les sources bibliographiques sont présentées dans plusieurs cas et un commentaire explicatif est ajouté, le cas échéant, afin d’assurer une meilleure compréhension du gentilé ou de ses variantes.
 
Liste des gentilés (noms des habitants) du Québec

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - XYZ

 
TOPONYME TYPE D'ENTITÉ GENTILÉ
A   
Abercorn Municipalité de village Abercornien, Abercornienne (1986*)
Abitibi  MRC Abitibien, Abitibienne (1986*)
Abitibi  Région Abitibien, Abitibienne (vers 1920); Abitibian (1983) (forme anglaise)
Variante (s) : Abbitibbe (XIXe s.); Abbitibbien (1922); Abitibibeux (XIXe s.); Outabitibeux (1673); 8 [ou] tabitibeux (vers 1671).
Commentaire : La totalité des variantes ont trait au groupe amérindien montagnais des Abitibis qui ont donné leur nom à la région qu'ils fréquentaient. Deux publications comportent ce gentilé sous forme adjectivale, soit Les Échos abitibiens, hebdomadaire fondé vers 1920 et L'Écho abitibien qui a pris la relève et qui paraît encore présentement. À noter la mise sur pied toute récente d'une association qui regroupe les anciens résidents de la région abitibienne désormais installés en Outaouais, ceux-ci étant identifiés comme des Abitaouais.
Abitibi-Témiscamingue Région administrative Témiscabitibien, Témiscabitibienne (1985)
Variante (s) : Abitibi-Témiscamien.
Commentaire : La création récente de ce gentilé témoigne d'un souci marqué pour fusionner en une seule dénomination les composantes de ce régionyme et, partant, refléter ainsi une volonté d'appartenance davantage sentie. La formation du dérivé procède de la technique de l'emboîtement verbal, sorte de mot-valise dont on télescope les éléments constituants en tout ou en partie; ici on a également eu recours à l'inversion. Voir : (Abitibi, Région) et (Témiscamingue, Région).
Acton  MRC Actonnien, Actonnienne (1986*)
Variante (s) : Actonien
Acton Vale Ville Valois, Valoise (1980*)
Variante (s) : Actonvalois.
Bibliographie : R.,L. (1986), « Actonois plutôt qu'Actoniens? », dans La Tribune, Sherbrooke, 19 avril, p. A9.
Aguanish Municipalité Aguanishois, Aguanishoise (1986*)
[A-GWA-NI-CHOI/CHOIZ]
Ahuntsic Quartier de Montréal Ahuntsicois, Ahuntsicoise (1980)
Commentaire : Dénomination très fréquente qui souligne la fierté de la population locale d'être identifiée à son quartier résidentiel.
Akulivik Municipalité de village nordique Akulivimmiuq (1986)
[A-KOU-LI-VI-MI-YOUK] (forme inuite)
Commentaire : Les modalités de formation des gentilés en langue inuktitut consistent généralement à adjoindre au nom de lieu concerné le suffixe - miuq (variante - miok) au singulier, la forme plurielle étant -miut, avec les consonnes de passage requises. À cet égard, les spécialistes diffèrent fréquemment d'opinion quant au redoublement ou non de la consonne de passage; nous enregistrons toutefois toutes les formes attestées par écrit, telles qu'orthographiées et retenons pour gentilé figurant en entrée celle autour de laquelle semble se dégager le consensus le plus large.
Akwesasne Réserve indienne Akwesashronon (1986)
[A-KWA-SAS-LOUN] (forme mohawk)
Commentaire : Cette information nous a aimablement été communiquée par monsieur Françoys M. Boyer de Huntingdon. En mohawk, selon ses indications, il n'existe ni forme masculine, ni forme féminine à l'exception de la forme plurielle.
Albanel Municipalité Albanélois, Albanéloise (1985*)
Albertville Municipalité Albertvillois, Albertvilloise (1986*)
Alma Ville Almatois, Almatoise (1978*)
Variante (s) : Almatien.
Commentaire : C'est à bon escient que l'on a écarté la variante, car celle-ci suscitait des jeux de mots peu flatteurs. Par ailleurs, Almatois peut être relevé à des centaines d'exemplaires, ce qui dénote son adoption pleine et entière de la part des citoyens d'Alma.
Amos Ville Amossois, Amossoise (1978*)
Variante (s) : Amossien (1970).
Bibliographie : ANONYME (1980), « Saviez-vous que... », dans La francisation en marche en Abitibi–Témiscamingue, Noranda, Office de la langue française, novembre, p. 2.
Amqui Ville Amquien, Amquienne (1977)
Variante (s) : Amquois.
Bibl. : BOUDREAULT-LAMBERT, Sylvie (1986), « Amquien-Amquiais? », dans L'Avant-Poste Gaspésien, Amqui, 16 avril.
Ange-Gardien Municipalité Gardangeois, Gardangeoise (1986*)
Angliers Municipalité de village Anglier, Anglière (1986*)
Commentaire : Dérivé à partir du modèle de Nord-Côtier, ière, gentilé des habitants de la Côte-Nord.
Anjou Circonscription électorale Angevin, Angevine (1988)
Anjou Secteur de Montréal Angevin, Angevine (1977*)
Commentaire : On ne peut s'empêcher de songer au célèbre vers de Joachim Du Bellay : « Et plus que l'air marin la douceur angevine » (« Heureux, qui comme Ulysse,... »). Il s'agit du gentilé identique porté par les habitants d'Angers et de l'Anjou française. Ce dernier provient de la dérivation latine : du bas latin Andecavinus ou Andegavinus, remontant à Andecavi ou Andegavi, « les Andégaves », peuple de la Gaule romaine. La ville d'Anjou fait partie de celle de Montréal depuis le 1er janvier 2002.
Anticosti, Île d'   Anticostien, Anticostienne (1897)
Anticosti-Minganie Région Anticostien-Minganien, Anticostien-Minganienne (1981)
Commentaire : Le fait qu'on ait fait dériver le constituant Anticosti, alors que règle générale seul le dernier élément d'un nom de lieu composé se voit adjoindre la finale gentiléenne, témoigne selon nous que l'on considère encore les deux régions géographiques constitutives comme formant des entités séparées, non encore entièrement intégrées.
Antoine-Labelle MRC Antoine-Labellois, Antoine Labelloise (1986*)
Variante (s) : Labellois.
Bibliographie : THIBAULT, J.-René (1986), « Une conscience régionale, est-ce possible? » dans La Gazette, Maniwaki, 24 mars, p. 8.
Argentenay Pointe Argentenayen, Argentenayenne (1890)
Argenteuil MRC Argenteuillois, Argenteuilloise (1986*)
Commentaire : On a estimé que même si le gentilé Argentelain était en usage pour désigner le citoyen de la circonscription électorale d'Argenteuil dont le territoire correspond à celui de l'actuelle municipalité régionale de comté « Argenteuillois(e) est susceptible d'être mieux accepté par la population. »
Bibliographie : DUPUIS, Pierre (1986a), « Un gentilé pour une région. Argenteuilloise, Argenteuillien, Argenteuillaise ou Argentelain? », dans L'Argenteuil, Lachute, 25 mars, p. A-3. DUPUIS, Pierre (1986b), « Argenteuillois! », dans L'Argenteuil, Lachute, 15 avril, p. A-5.
Argenteuil  Circonscription électorale Argentelain, Argentelaine (1969)
Commentaire : Le gentilé des citoyens d'Argenteuil dans le Val-d'Oise français est Argentolien ou Argenteuillais. Ainsi, on a pu s'inspirer de la première dénomination qui remonte à une possible forme latine Argentolianus, dérivée d'Argentolium.
Armagh Municipalité Armageois, Armageoise (1986*)
Commentaire : La municipalité du village d'Armagh a été regroupée avec la municipalité de la paroisse de Saint-Cajetan-d'Armagh pour former la municipalité d'Armagh le 29 décembre 1993.
Arntfield Secteur de Rouyn-Noranda Arntfieldois, Arntfieldoise (1986*)
[ARNT-FIL-DOI/DOIZ]
Commentaire : La municipalité d'Arntfield fait partie de la ville de Rouyn-Noranda depuis le 1er janvier 2002.
Arthabaska MRC Arthabaskien, Arthabaskienne (1986*)
Arthabaska Secteur de Victoriaville Arthabaskien, Arthabaskienne (1979*)
Commentaire : La ville d'Arthabaska a été regroupée le 23 juin 1993 avec la ville de Victoriaville.
Arundel Municipalité de canton Arundelite (1980) (forme anglaise)
Arvida Secteur de Jonquière Arvidien, Arvidienne (1949); Arvidian (forme anglaise) (1926)
Commentaire : Le journal The Arvidian fut publié du 18 août 1927 à la fin de 1928.
Asbestos Ville Asbestrien, Asbestrienne (1980*)
Commentaire : Provient du terme asbest(e) qui signifie « amiante » auquel on a accolé Estrien qui marque l'appartenance de cette entité municipale à la région de l'Estrie.
Bibliographie : L., J.-P. (1980), « Les gens d'Asbestos sont des Asbestriens », dans Le Citoyen, Asbestos, 11 novembre.
Ascot Secteur de Sherbrooke Ascotois, Ascotoise (1986*)
Commentaire : La municipalité d'Ascot a été regroupée avec la ville de Sherbrooke le 1er janvier 2002.
Aston-Jonction Municipalité Astonnais, Astonnaise (1986*)
Com.. : La municipalité de la paroisse de Saint-Raphaël-Partie-Sud et la municipalité du village d'Aston-Jonction se sont regroupées pour former la municipalité d'Aston-Jonction, le 26 mars 1997.
Aubert-Gallion Secteur de Saint-Georges Aubert-Gallionnais, Aubert-Gallionnaise (1986*)
Commentaire : La municipalité d'Aubert-Gallion a été regroupée avec la ville de Saint-Georges le 26 septembre 2001.
Audet Municipalité Audettois, Audettoise (1985)
Aumond Municipalité de canton Aumondois, Aumondoise (1986*)
Aupaluk Municipalité de village nordique Aupalummiuq (1980)
Variante (s) : Aupalumiuq
[AU-PA-LOU-MI-YOUK] (forme inuite)
Authier Municipalité Authiérois, Authiéroise (1986*)
Authier-Nord Municipalité Authiernordois, Authiernordoise (1986*)
Avignon MRC Avignonnais, Avignonaise (1986*)
Commentaire : Gentilé identique à celui des résidents d'Avignon dans le Vaucluse français.
Ayer's Cliff Municipalité de village Ayer's-Cliffois, Ayer's-Cliffoise (1978) Ayer's Cliffer (1984) (forme anglaise)
  [A-YEURS-KLI-FOI/FOIZ]
Aylmer Secteur de Gatineau Aylmerois, Aylmeroise (1989*)
Aylmerite (1985) (forme anglaise)
Commentaire : Comme on estimait que la finale -rien pouvait être perçue de manière négative en raison de son rapprochement avec le mot qui évoque l'absence, l'insignifiance, le peu d'importance, les autorités municipales ont décidé, en 1989, de procéder à la modification du gentilé Aylmerien à la faveur d'Aylmerois, estimé plus neutre et tout aussi correct. La ville d'Aylmer a été regroupée avec celle de Gatineau le 1er janvier 2002.
B   
Bagotville Quartier de La Baie Bagotvillois, Bagotvilloise (1957)
Variante (s) : Belgovalois.
Commentaire : Suite à une fusion, cette ville est devenue un quartier de La Baie. La forme Belgovalois n'a pas connu un grand succès, compte tenu de son allure peu orthodoxe en regard du toponyme dont elle provient; gentilé à connotation savante démontrant le tiède enthousiasme que suscite ce genre de dérivé auprès des intéressés eux-mêmes.
Baie-Comeau Ville Baie-Comois, Baie-Comoise (1994*)
Variante (s) : Baie-Comelien (1983), Baiecomélien (1984); Baie-Comellien (1981); Baie-Comien (1984); Baie-Comien (1979).
Commentaire : Les difficultés que soulève la dérivation d'un toponyme formé d'un terme géographique et d'un anthroponyme à finale vocalique justifient sans doute le recours à plusieurs variantes. Bien que Baie-Comellien ait connu son heure de gloire en 1981 et 1982, il n'est plus usité. Quant à Baie-Comien, relevé jusqu'à la fin des années 1980, il a graduellement cédé la place à Baie-Comois, plus agréable à l'oreille et moins susceptible d'entraîner la création de jeux de mots ou de rapprochements lexicaux non désirés. Largement en usage depuis 1988, ce dernier a recueilli la faveur populaire et incité les autorités municipales à l'adopter officiellement par voie de résolution municipale en septembre 1994. Au fil des ans, nous avons également recueilli l'appellation Papalugrain, tirée de papier, aluminium et grain, trois produits historiquement importants pour l'économie baie-comoise. Il s'agit, cependant, d'un blason populaire ou surnom collectif que certaines sources présentent comme un gentilé.
Bibliographie : ANONYME (1981), « Beau comme moi! », dans La francisation en marche sur la Côte-Nord, Hauterive, Office de la langue française, octobre, p. 3. HOVINGTON, Raphaël (1984), « Chacun son tour », dans Plein Jour sur la Manicouagan, Baie-Comeau, 18 avril, p. 15. HOVINGTON, Raphaël (1987), « Paul-Émile Jean lance son répertoire des noms de rues de Baie-Comeau », dans Plein Jour sur la Manicouagan, Baie-Comeau, 5 mai, p. 8.
Baie-de-Shawinigan Secteur de Shawinigan Shawiniganais, Shawiniganaise (1983)
Commentaire : La municipalité du village de Baie-de-Shawinigan a été regroupée avec la ville de Shawinigan le 2 septembre 1998.
Baie-des-Sables Municipalité Baie-des-Sablien, Baie-des-Sablienne (1978*)
Variante (s) : Sabléen.
Commentaire : En dépit de la présence de l'article pluriel des, il convient de prendre soin de ne pas adjoindre un -s final à Sablien au singulier, car c'est l'ensemble du gentilé qu'il faut considérer et non pas chacun de ses constituants individuellement.
Baie-D'Urfé Secteur de Montréal Baie d'Urfeite (1984) (forme anglaise).
Commentaire : La ville de Baie-d'Urfé a été regroupée avec celle de Montréal le 1er janvier 2002. Comme « D'Urfé » est un patronyme, la particule doit s'écrire avec la majuscule.
Baie-James Municipalité Jamésien, Jamésienne (1981*)
Variante (s) : Jamesien (1976)
Commentaire : Lors de la création d'un journal devant desservir la population de la Baie-James, les responsables de la Société de développement de la Baie James ont lancé un concours qui a généré pas moins de 260 suggestions parmi lesquelles Le Jamésien a été retenu, parce que « Le Jamésien c'est aussi l'être neuf, entreprenant, volontaire; celui qui met tout son talent au service d'un coin de terre déshéritée, ... » (Françoise Gilbert).
Bibliographie : GILBERT, Françoise (1981), « Pourquoi le Jamésien? », dans Le Jamésien, Baie-James, vol. 1, no 1, avril, p. 2
Baie-Jolie Village Baie-Jolien, Baie-Jolienne (1985)
Baie-Sainte-Catherine Municipalité Baie-Catherinois, Baie-Catherinoise (1986*)
Baie-Saint-Paul Ville Baie-Saint-Paulois, Baie-Saint-Pauloise (1978*)
Variante (s) : Saint-Paulien (époque inconnue); Saint-Paulois (1969).
Baie-Trinité Municipalité de village Baie-Trinitois, Baie-Trinitoise (1986*)
Baieville Village Baievillien, Baievillienne (1978)
Variante (s) : Baievillois.
Commentaire : Avec Saint-Antoine-de-la-Baie-du-Febvre et Saint-Joseph-de-la-Baie-du-Febvre, Baieville a contribué à former, il y a quelques années, la municipalité sans désignation de Baie-du-Febvre. Par ailleurs, anciennement Baieville portait précisément le nom de Baie-du-Febvre.
Baleine, Grande rivière de la Rivière Uapemekustukunnu (1980) *forme (montagnaise); Waapimaakustuw-iiyuw (1994) (forme naskapie)
Variante (s) : Uapamekutunnu (1984) (forme montagnaise).
Commentaire : Dans le journal du poste d'Eastmain tenu par Joseph Ibister, on retrouve, pour l'année 1740, l'appellation Wapameg-Us-Sohs, « White Wale River », qui, malgré les différences orthographiques, a pu inspirer ce gentilé. D'autre part, les Cris désignent ce cours d'eau comme Whapmagoostui. En naskapi, le gentilé est identique à celui qui identifie les résidents du village cri de Whapmagoostui.
Barford Village Barfordois, Barfordoise (1986*)
[BAR-FOEUR-DOI/DOIZ]
Barkmere Ville Bark Laker (1983) (forme anglaise)
Commentaire : Le gentilé doit sans doute sa forme au fait que Barkmere est située sur le bord du lac des Écorces, dénommé Bark Lake en anglais, bark ayant pour sens « écorce ».
Barnston Village Barnstonnien, Barnstonnienne (1986*)
Barraute Municipalité Barrautois, Barrautoise (1980*)
Commentaire : Une suggestion pour dénommer Nataganois les citoyens de Barraute a déjà été effectuée, en raison de l'ancien nom du village Natagan, mais n'a vraisemblablement jamais connu de suite concrète. La municipalité du village de Barraute et la municipalité de Fiedmont-et-Barraute se sont regroupées pour former la municipalité de Barraute, le 5 janvier 1994.
Bibliographie : BÉDARD, Jean-Jacques (1979), « Parlons de toponymie en Abitibi–Témiscamingue », dans L'Écho d'Amos, Amos, 14 novembre, p. 66.
Fiedmont-et-Barraute Municipalité Voir Barraute
Bas-de-Québec Région Bas-Québécois, Bas-Québécoise (1920)
Variante (s) : Bas-Kébecois (1935).
Bas-du-Fleuve Région Bas-du-Fleuvien, Bas-du-Fleuvienne (1972)
Variante (s) : Basdufleuvien.
Bas-Saguenay Région Bas-Saguenayen, Bas-Saguenayenne (1953)
Bas-Saint-Laurent Région Bas-Laurentien, Bas-Laurentienne (1915)
Variante (s) : Baslaurentien; Bas St-Laurentien.
Commentaire : Le gentilé Bas-Laurentien demeure très répandu et marque un fort sentiment d'appartenance de la population locale à une partie de la région du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie. À cet égard, Gaspésien joue un rôle similaire. Voir (Gaspésie, Région).  
Basse-Côte-Nord Région Bas-Côtier, Bas-Côtière (1980)
Commentaire : Territoire qui couvre tout le littoral labradorien depuis la localité de Kegaska jusqu'à Blanc-Sablon. Ce gentilé module avec plus de précision Nord-Côtier qui coiffe la population de toute la région de la Côte-Nord.
Basse-Ville Quartier de Québec Basse-Vilain, Basse-Vilaine (1935)
Commentaire : Peut-être se profile-t-il derrière cette dénomination une intention flétrissante que Basse-Villois ou Basse-Villien écarterait? Par ailleurs, la présence d'un l unique paraît révélatrice à cet égard. Cette dénomination se situe à la frontière du gentilé et du blason populaire.
Bibliographie : MASSÉ, Oscar. « À vau-le-nordet. Montréal » : Librairie Beauchemin, 1935. 196 p.
Bassin Village Bassinier, Bassinière (1920)
Commentaire : Il semblerait qu'un bateau ait également porté le nom de Le Bassinier à une certaine époque.
Batiscan Municipalité Basticanais, Batiscanaise (1969*)
Variante (s) : Batiscannais (1933).
Beaconsfield Secteur de Montréal Beaconsfielder (1984) (forme anglaise)
Variante (s) : B'fielder.
Commentaire : La langue anglaise demeure parsemée de formes abréviatives relatives à certains noms de lieux comme NDG (Notre-Dame-de-Grâce), TMR (Town of Mount Royal), DDO (Dollard-des-Ormeaux), CSL (Côte-Saint-Luc), etc. La ville de Beaconsfield a été regroupée avec celle de Montréal le 1er janvier 2002.
Béarn Municipalité Béarnais, Béarnaise (1980*)
Var. Béarnois.
Commentaire : Gentilé identique à celui des habitants de la région du Béarn, en France.
Beauce Région Beauceron, Beauceronne (1897)
Variante (s) : Beauçois (date indéterminée).
Commentaire : La Beauce française a suscité le gentilé Beauceron, sans aucun doute transplanté en terre québécoise lors du transfert dénominatif, mais relevé tardivement dans les sources écrites.
Beauce-Sartigan MRC Beauceron, Beauceronne (1986*)
Bibliographie : ROY, Michel (1986), « Beauceron point à la ligne », dans L'Éclaireur-Progrès, Sainte-Marie, 5 mars, p. A6.
Beauce-Sud Circonscription électorale Beauceron du Sud, Beauceronne du Sud (1993)
Beauceville Ville Beaucevillois, Beaucevilloise (1978*)
Beaudry Secteur de Rouyn-Noranda Beaudryen, Beaudryenne (1986*)
Beauharnois Ville Beauharlinois, Beauharlinoise (1978)
Variante (s) : Beauharnaisien (1976); Béharnais.
Commentaire : Il demeure possible que la présence du -li- intercalaire vise è éviter la non-distinction, au masculin, entre le gentilé et le nom de la ville.
Beaulac Ancienne municipalité de village Beaulacquois, Beaulacquoise (1986*)
Commentaire : La municipalité du village de Beaulac et celle du canton de Garthby se sont regroupées le 15 mars 2000 pour former la municipalité de Beaulac-Garthby.
Bibliographie : R(OYER), M(ario) (1986), « Les Beaulacquois inscrits au répertoire des gentilés », dans Courrier Frontenac, Thetford Mines, 10 février, p. B9.
Beaumont Municipalité Beaumontois, Beaumontoise (1898)
Commentaire : La municipalité de la paroisse de Saint-Étienne-de-Beaumont a changé de statut et de nom pour ceux de municipalité de Beaumont, le 31 janvier 1998.
Beauport Arrondissement de Québec Beauportois, Beauportoise (1934)
Commentaire : La ville de Beauport a été regroupée à celle de Québec le 1er janvier 2002.
Beaupré Ville Beaupréen, Beaupréenne (vers 1880*)
Beauval, Lac Lac Beauvallois, Beauvalloise (1921)
Commentaire : Même s'il s'agit d'un lac, le gentilé s'applique aux gens installés de façon temporaire sur ses rives.
Beaux-Rivages Municipalité Beaux-Rivageois, Beaux-Rivageoise (1986*).
Bécancour Ville Bécancourois, Bécancouroise (1984*)
Variante (s) : Bécancourais; Bécancourien (1977).
Commentaire : On a même avancé la dénomination Bécancoureur, laquelle véhicule un certain relent sportif!
'Bibliographie : ANONYME (1984), « Les Bécancoureurs », dans Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 6 octobre, p. 24. LEVASSEUR, Roger (1986) « Affaires municipales. Bécancour », dans Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 17 mai, p. 44.
Bedford Ville Bedfordois, Bedfordoise (1984*); Bedfordite (forme anglaise)
Bégin Rue de Longueuil Béginois, Béginoise (1987)
Bégin Municipalité Béginois, Béginoise (1978*)
Bélair Secteur de Québec Bélairien, Bélairienne (1974)
Commentaire : Les villes de Val-Saint-Michel et de Bélair ont fusionné en 1973 pour former la ville de Val-Bélair. Cette dernière a été regroupée avec la ville de Québec le 1er janvier 2002.
Belcourt Municipalité Belcourtois, Belcourtoise (1986*)
Belle-Anse Village Belle-Ansois, Belle-Ansoise (1957)
Bellechasse Circonscription électorale Beauchasseur, Bellechasseresse (1975)
Variante (s) : Belchassan (1969).
Commentaire : Deux seules occurrences du gentilé Beauchasseur ont été relevées à ce jour, ce qui manifeste son peu d'implantation dans l'usage. Peut-être que le rapprochement avec le sens général a joué un rôle non négligeable sous cet angle. Le recours à des dénominations plus classiques comme Bellechassois ou Bellechassien pourrait possiblement pallier ce manque d'enthousiasme.
Bellechasse MRC Bellechassois, Bellechassoise (1986)
Bibliographie : LEDUC, Gilbert (1986), « C'est la fin du chacun pour soi  », dans Le Soleil, Québec, 27 octobre, p. B-1.
Bellechasse Région Bellechassois, Bellechassoise (1990)
Bellecombe Secteur de Rouyn-Noranda Bellecombien, Bellecombienne (1986*)
Commentaire : La municipalité de Bellecombe a été regroupée avec la ville de Rouyn-Noranda le 1er janvier 2002.
Bellefeuille Secteur de Saint-Jérôme Bellefeuillois, Bellefeuilloise (1983*)
La ville de Bellefeuille a été regroupée avec celle de Saint-Jérôme le 1er janvier 2002.
Bellerive Secteur résidentiel de Salaberry-de-Valleyfield Batochien, Batochienne (fin XIXe s.)
Commentaire : Jadis, près de la gare de Bellerive, un petit village s'était formé et avait pris le nom de Batoche en rappel du siège de la révolte des Métis au Manitoba. Cette dénomination céda la place à celle de Bellerive en 1899.
Belleterre Ville Belleterrien, Belleterrienne (1980*)
Variante (s) : Belleterrois.
Belmont Région Belmontois, Belmontoise (1976)
Commentaire : Nom de lieu formé à partir de Bellechasse et de Montmagny; découpage de nature administrative créé à des fins de structuration récréative. La côte de Belmont désigne la façade littorale des circonscriptions électorales de Bellechasse et de Montmagny-L'Islet. Voir (Jal, Région).
Belœil Ville Belœillois, Belœilloise (1972)
Bernard, Rue Rue de Montréal Bernardin, Bernardine (1993)
Bernières Secteur de Lévis Berniérois, Berniéroise (1984*)
Commentaire : La ville de Bernières a été regroupée avec la ville de Saint-Nicolas en 1994. Cette dernière a été regroupée le 1er janvier 2002 avec la ville de Lévis.
Bernierville Village Berniervillois, Berniervilloise (1986*)
Berry Municipalité Berryen, Berryenne (1986*)
Berthier Circonscription électorale Berthelais, Berthelaise (1984)
Variante : Berthelois (1981).
Berthier Village Berthelais, Berthelaise (1972)
Variante (s) : Berthelet; Berthelois; Berthiérain (1917).
Commentaire : Nous n'avons pu retracer le motif de dérivation de ce gentilé, cependant d'usage courant. Un journal, Le Berthelais, a paru localement de 1938 à 1967 et une troupe de théâtre des années 80 a pour nom Le Berthelineault. Se reporter également à Berthier-sur-Mer P et Berthierville V. 
Berthier-sur-Mer Municipalité de paroisse Berthelais, Berthelaise (1999*)
Commentaire : Le gentilé Berthelet, Berthelette avait d'abord été retenu par les autorités municipales en 1986.
Berthierville Ville Berthelais, Berthelaise (1931)
Variante : Berthelet; Berthevillois; Berthiervillois; Berthois.
Commentaire : En raison de la présence du suffixe -ville, la forme Berthiervillois paraîtrait plus « naturelle » ou prévisible. Une revue intitulée La Vie Berthelaise a paru du début des années 1960 jusqu'à tout récemment.
Béthanie Municipalité Béthanien, Béthanienne (1986*)
Betsiamites Réserve indienne Pessiamiulnu (1980) (forme montagnaise)
Variante (s) : Paaschaayaamiiw-iiyuw (1994) (forme naskapie); Pessiamiwinnut (1981) (forme montagnaise plurielle).
Commentaire : L'appellation montagnaise a pour signification : « Indien de Betsiamites; Indien de la rivière Bersimis », suivant Lynn Drapeau (1991) et est tirée de l'équivalent amérindien de Betsiamites, Pessamiu. Le constituant ilnu ou innu équivaut à « Amérindien; être humain ». Voir Nichicun, Rivière. Dans la variante gentiléenne naskapie, les voyelles hautes ou voyelles longues, notées par une double lettre, surabondent.
Biencourt Municipalité Biencourtois, Biencourtoise (1976*)
Bishopton Secteur de Dudswell Bishoptonnien, Bishoptonnienne (1985*) [BI-CHOP-TO-NYIN/NYENNE] Bishoptoner (1985*) (forme anglaise)
Black Lake Secteur de Thetford Mines Black-Lakien, Black-Lakienne (1985*) [BLAK-LÉ-KYIN/KYENNE].
Commentaire : La ville de Black Lake a été regroupée avec celle de Thetford Mines le 17 octobre 2001.
Blainville Seigneurie de Blainvillier, Blainvillière (1779)
Commentaire : Cette appellation figure à deux reprises dans la correspondance de monseigneur Jean-Olivier Briand (1715-1794), conservée aux Archives de l'Archevêché de Québec.
Blainville Ville Blainvillois, Blainvilloise (1975*)
Bibliographie : Anonyme (1986), « Gentilé: Blainvillois », dans Courrier de Groulx, Laval-des-Rapides, 9 mars.
Blanc-Sablon Municipalité Blanc-Sablonnais, Blanc-Sablonnaise (1970)
Variante : Blancsablonnais (1968); Blanc-Sablonnien.
Blue Sea Municipalité Blueseabien, Blueseabienne (1984*) [BLOU-SI-BYIN/BYENNE].
Boisbriand Ville Boisbriannais, Boisbriannaise (1980*)
Commentaire : Le dérivé tient davantage compte de la prononciation du nom de la ville que de son orthographe.
Boischatel Municipalité Boischatelois, Boischateloise (1984*)
Commentaire : La municipalité du village de Saint-Jean-de-Boischatel a changé de statut et de nom pour ceux de municipalité de Boischatel le 23 novembre 1991.
Bois-des-Filion Ville Filionois, Filionoise (1987*)
Variante : Bois-des-Filionais (1983); Bois-des-Filionnais (1986); Boisdesfillionnais (1986); Filionnais (1984); Filionnois (1990).
Commentaire : La forme Bois-des-Filionais, Bois-des-Filionaise, attestée en 1983, n'a pas reçu l'assentiment des autorités municipales en raison de sa non-implantation dans l'usage et de sa consonance particulière. On lui a préféré Filionois, Filionoise, utilisée couramment depuis 1987. 
Bibliographie : ANONYME (1986), « Gentilé », dans Courrier de Groulx, Laval, 23 février.
Bois-Francs Région Sylvifranc, Sylvifranche (1969)
Variante : Bois-Francien; Bois-François, Francsilvain; Francsylvain; Silvifranc.
Commentaire : Compte tenu des difficultés que suscite la dérivation d'un nom de lieu de cette nature, on a opté pour la forme latine du vocable « bois », silva, qui signifie également « forêt », à laquelle on a adjoint la voyelle de passage. La variante Francsilvain sonne agréablement à l'oreille et s'inscrit dans la foulée des gentilés tirés de permutations comme Louperivois (Rivière-du-Loup), Magnymontois (Montmagny), Montvalois (Val-des-Monts),etc.
Bibliographie : Dugas, Jean-Yves (1985), « Les citoyens des Bois-Francs : des Francsilvains? », dans Aux sources des Bois-Francs, Victoriaville, vol. 3 no 3, mars, p. 89-90.
Bolton-Est Municipalité East Boltoner (1986*) (forme anglaise)
Bolton-Ouest Municipalité West Boltonite (1989) (forme anglaise)
Commentaire : Gentilé formé à partir de la version anglaise du nom municipal, West Bolton.
Bonaventure Circonscription électorale Bonaventurien, Bonaventurienne (1970)
Bonaventure Ville Bonaventurien, Bonaventurienne (1861)
Boucher Municipalité Voir Trois-Rives
Boucherville Secteur de Longueuil Bouchervillois, Bouchervilloise (1891) [BOU-CHER-VI-LOI/LOIZ]
Commentaire : La ville de Boucherville a été regroupée avec celle de Longueuil le 1er janvier 2002.
Bouchette Municipalité Bouchettois, Bouchettoise (1986*)
Bibliographie : M(illar), C(harles) (1986), « Les gens de Bouchette sont maintenant des Bouchettois », dans La Gazette, Maniwaki, 10 mars, p. 5.
Bourget Village Bourgetain, Bourgetaine (1978)
Bourlamaque Quartier Bourlamaquais, Bourlamaquaise (1938)
Commentaire : Municipalité désormais devenue un quartier de la ville de Val-d'Or.
Bout-de-l'Île Secteur de Montréal Bout-de-l'Îlien, Bout-de-l'Îlienne (1980)
Commentaire : Ce secteur faisait autrefois partie de Pointe-aux-Trembles.
Bowman Municipalité Bowmanois, Bowmanoise (1986*)
Brandon Canton Brandonnien, Brandonnienne (1994)
Brébeuf Municipalité de paroisse Brégeois, Brégeoise (1986*)
Commentaire : Gentilé qui provient de l'emboîtement de [Bré]beuf et de Rivière Rou[ge], laquelle coule au centre du village, auxquels le suffixe -ois a été adjoint. Cette appellation a été fixée suite à un concours lancé au sein de la population locale.
Bibliographie : Anonyme (1986), « Le nouveau nom des résidents du village de Brébeuf sera : Brégeois! », dans L'Information du Nord, Saint-Jovite, 12 mai.
Brébeuf Lieu-dit Brébeufien, Brébeufienne (1977)
Commentaire : Village établi à proximité de la municipalité de Nouvelle, dans la région gaspésienne, en 1930, Brébeuf a été fermé en 1971.
Brigham Municipalité Brighamois, Brighamoise (1988*)
Brion Campement Brionnais, Brionnaise (1979)
Commentaire : Campement temporaire regroupant 135 hommes et 5 femmes, situé dans le secteur du chantier de Caniapiscau de 1977 à 1980 et qui a été démantelé par la suite.
Brome-Missisquoi MRC Bromisquois, Bromisquoise (1986*)
Commentaire : Formation-gigogne qui consiste à télescoper deux constituants du toponyme souche pour obtenir le gentilé.
Bromont Ville Bromontois, Bromontoise (1972*)
Brompton Gore Municipalité Gorois, Goroise (1986*)
Bromptonville Ancienne ville Bromptonvillois, Bromptonvilloise (1978*)
Commentaire : La ville de Bromptonville a été regroupée avec celle de Sherbrooke le 1er janvier 2002. L'arrondissement porte maintenant le nom de Brompton.
Brossard Arrondissement de Longueuil Brossardois, Brossardoise (1982*)
Variante (s) : Brossardien (1967)
Commentaire : La ville de Brossard a été regroupée avec celle de Longueuil le 1er janvier 2002.
Bibliographie : Anonyme (1986), « Le gentillé (sic) de Brossard », dans Brossard-Éclair, Brossard, 24 février.
Broughton Canton Broughtonnien, Broughtonnienne (1941)
Brownsburg Municipalité de village Brownsbourgeois, Brownsbourgeoise (1983*) Brownsburger (1983) forme anglaise
Variante (s) : Brownsburgeois (1978)
Commentaire : On assiste à la francisation du constituant -burg en -bourg.
Bruchési Secteur de la paroisse de Sainte-Anne-des-Plaines Bruchésien, Bruchésienne (1985)
Commentaire : Un journal qui dessert le secteur Bruchési porte le nom de Le Bruchésien.
Brunet Village Brunetois, Brunetoise (1987)
Commentaire : Ancienne municipalité, Brunet, créée en 1900 sous le nom de Campbell devenu Brunet en 1953, a fusionné à Mont-Laurier en 1975.
Buckingham Secteur de Gatineau Buckinois, Buckinoise (1980); Buckinghamer (1981) (forme anglaise)
Variante (s) : Buckinghamois.
Commentaire : Le processus moderne qui consiste à abréger le plus possible les appellations trouve ici son expression achevée, car la forme Buckinois a été relevée plus de trente fois en ce qui concerne les occurrences identifiées. La ville de Buckingham a été regroupée avec celle de Gatineau le 1er janvier 2002.
Bury Municipalité Buryen, Buryenne (1979*) [BU-RYIN/RYENNE]
C   
Cabano Ville Cabanois, Cabanoise (1978*)
Cacouna Village Cacounais, Cacounaise (1872)
Variante (s) : Cacounachon (1912); Cacouniais (1870); Cacounien; Cacounois.
Com . : Les variantes Cacounachon et Cacouniais véhiculent une connotation humoristique, voire gouailleuse. Cacounois constitue la forme alternative la plus usitée.
Bibliographie : LEBEL, Réal (1975), Au pays du porc-épic. Kakouna 1673-1975, Cacouna, Comité des fêtes de Cacouna, 296 p.
Cadillac Secteur de Rouyn-Noranda Cadillacois, Cadillacoise (1978*)
 [KA-DI-LA-KOI/KOIZ]
Commentaire : La ville de Cadillac a été regroupée avec celle de Rouyn-Noranda le 1er janvier 2002.
Calixa-Lavallée Municipalité de paroisse Calixois, Calixoise (1986*)
Calumet Arrondissement de Grenville-sur-la-Rouge Calumetois, Calumetoise (1986*)
Commentaire : La municipalité du village de Calumet et celle du canton de Grenville se sont regroupées pour former la municipalité de Grenville-sur-le-Rouge le 24 avril 2002.
Bib.: Edgerton, Jeannine (1986), « Argenteuil-Ouest. Calumetois, Calumetoises », dans L'Argenteuil, Lachute, 8 avril, p. A-12.
Campanile, Rue du Rue Campanilois, Campaniloise (1986)
Candiac Ville Candiacois, Candiacoise (1982)
Caniapiscau MRC Caniapiscain, Caniapiscaine (1986*)
Caniapiscau Village Caniapiscain, Caniapiscaine (1980)
Variante (s) : Caniapiscois.
Cantley Municipalité Cantléen, Cantléenne(1987); Cantleyite (1986) (forme anglaise)
Variante (s) : Cantelois (1987); Cantleyen (1987).
Bibliographie : ANONYME (1987a), « Ca se passe chez nous. Cantelois et Cantléens », dans Le Droit, Ottawa, 19 mars, p. 17. ANONYME (1987b), « On dit bien cantléen », dans La Revue de Gatineau, Gatineau, 7 avril, p. 23.
Cantons-de-l'Est Région Cantonnier, Cantonnière (1960) / Townshipper (1980) (forme anglaise)
Variante (s) : Cantonnier-de-l'Est.
Commentaire : Les Cantons-de-l'Est constituent une région dont les limites géographiques excèdent historiquement celles de l'Estrie. Quoique peu répandu, le gentilé Cantonnier peut être relevé sporadiquement. Quant à l'équivalent anglais Townshipper, il provient de la forme originelle de Cantons-de-l'Est, soit Eastern Townships, le canton coiffant un type de structuration de l'espace mis en place aussi tôt que 1792.
Cap-à-l'Aigle Village Aiglon, Aiglonne (1985)
Commentaire : La proximité homonymique entre ce gentilé et le terme qui désigne le petit de l'aigle risque de susciter des jeux verbaux.
Cap-aux-Meules Village Cap-aux-Meulois, Cap-aux-Meuloise (1986*)
Commentaire : L'ensemble des municipalités des îles de la Madeleine ont été regroupées le 1er janvier 2002 pour former la municipalité des Îles-de-la-Madeleine.
Cap-Chat Ville Cap-Chatien, Cap-Chatienne (1975)
Cap-de-la-Madeleine Secteur de Trois-Rivières Madelinois, Madelinoise (1970)
Variante : Capéen; Capétien; Capien; Capon (1930); Cappon; Carpon; Madelinien (1937).
Commentaire : La réduction du graphème [ei] à [i] obéit sans doute à des considérations de prononciation. Ne pas confondre le gentilé des citoyens de Cap-de-la-Madeleine avec celui des habitants des îles de la Madeleine, Madelinot, Madelinienne. La ville de Cap-de-la-Madeleine a été regroupée avec celle de Trois-Rivières le 1er janvier 2002.
Bib.: Hamelin, Louis-Edmond (1983) « Chronologie des toponymes métropolitains en basse Mauricie », dans En Vrac, Trois-Rivières, no 17, p. 37-52.
Cap-des-Rosiers Village Capien, Capienne (1980)
Commentaire : Le gentilé ne se révèle pas très particularisant, étant donné que tous les toponymes relatifs à des lieux habités qui comportent le constituant cap pourraient susciter une appellation identique. Le phénomène doit être rapproché de celui qui consiste à identifier comme insulaires, riverains ou communards les gens qui habitent un endroit dont le nom comprend les constituants respectifs île, rive ou commune.
Caplan Municipalité Caplinot, Caplinote (1980*)
Var. :  Capinaud; Capinot; Caplinois.
Commentaire : La substitution du i au second a du toponyme vise probablement à une meilleure qualité euphonique du gentilé.
Cap-Rouge Secteur de Québec Carougeois, Carougeoise (1974*)
Variante (s) : Cap-Rougien
Commentaire : Le gentilé a été formé sur une ancienne graphie Carouge que l'on retrouve, entres autres, dans une acte de baptême du 12 février 1673, dans un acte de mariage de 1680 et dans le Quebec Directory and Stranger's Guide to the City and Environs d'Alfred Hawkins, publié en 1844. En outre, sur une carte de 1709, dressée par Jean-Baptiste Decouagne, on relève « R. (ivière)du Cas Rouge », cette indication nous ayant été aimablement fournie par notre collègue Jean Poirier. Quant à l'origine de la disparition du p, on se perd en conjectures, bien qu'il puisse paraître plausible qu'elle provienne d'une prononciation particulière ancienne du toponyme. Rien ne permet de croire à un quelconque lien avec l'oiseau dénommé carouge. Le nom de lieu Carouge se retrouve, par contre, comme nom de faubourg en Suisse et a été attribué à quelques lieux-dits de France. La ville de Cap-Rouge a été regroupée avec celle de Québec, le 1er janvier 2002.
Cap-Saint-Ignace Municipalité Capignacien, Capignacienne (1986*)
Cap-Santé Ville Capsantéen, Capsantéenne (1979*)
Variante (s) : Cap-Santéen.
Carignan Ville Carignanois, Carignanoise (1985*)
Cascapédia–Saint-Jules Municipalité Cascapédiac, Cascapédiaque (1866)
Commentaire : Les municipalités de Cascapédia et de Saint-Jules se sont regroupées le 2 juin 1999.
Causapscal Ville Causapscalien, Causapscalienne (1928*)
Bibliographie : Thibeault, Louise B. (1986), « Causapscal : affaires municipales. Toponymie », dans L'Avant-Poste Gaspésien, Amqui, 26 février, p. 14.
Centre-du-Québec Région administrative Centricois, Centricoise (1999)
Commentaire : C'est à la suite d'un concours populaire tenu en 1999, dans la région, par la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec, que ce gentilé a été reconnu.
Chambly Ville Chamblyen, Chamblyenne (début du XXe s.*)
Variante (s) : Chamblien (1985); Chamblisard (1982); Chamblyien (1895); Chamblysard (1978); Chamblysien (1985).
Bib.: Auclaire, Armand (1980), « Chamblysards, Chamblysois, Chamblysiens ou Chamblyiens? », dans le Journal de Chambly, Chambly, 11 mars, p. 4. Dugas, Jean-Yves (1985), « Pourquoi pas Chamblien, Chamblienne? », dans Le Journal de Chambly, Chambly, 13 août, p. 4
Chambord Municipalité Chambordais, Chambordaise (1957*)
Champlain Municipalité Champlainois, Champlainoise (1933*)
Variante (s) : Champlainien; Champlainin; Champlenois (1915).
Commentaire : À l'occasion du tricentenaire de la municipalité en 1979, un organisme dénommé « Le Comité Trichamplainois » a été mis sur pied.
Chandler Ville Chandlerois, Chandleroise (1986*)
Chapais Ville Chapaisien, Chapaisienne (1975*)
Charette Municipalité Charettois, Charettoise (1986*)
Bibliographie : Anonyme (1986), « Échos municipaux. Charette », dans L'Écho de Louiseville, Louiseville, 19 février, p. 14.
Charlemagne Ville Charlemagnois, Charlemagnoise (1983*)
Variante (s) : Charlemagnais, Charlemenois.
Bibliographie : Vaillancourt, Alain (1986), « Muni-chroniques. Charlemagnois et Charlemagnoises », dans L'Avenir de l'Est, Montréal, 11 mars, p. 10.
Charlesbourg Arrondissement de Québec Charlesbourgeois, Charlesbourgeoise (1876*)
Commentaire : La ville de Charlesbourg a été regroupée avec celle de Québec le 1er janvier 2002.
Charlevoix Région Charlevoisien, Charlevoisienne (1876)
Variante (s) : Carlovisien; Carolivicien; Carolivocien; Carolovicien.
Charlevoix-Est MRC Charlevoisien-de-l'Est, Charlevoisienne-de-l'Est (1986*)
Charny Secteur de Lévis Charnycois, Charnycoise (1984*)
'Variante (s) : Charnicois; Charnien (1928).
 [CHAR-NI-KOI/KOIZ]
Commentaire : Bien que la forme ancienne Charnien ait été relativement en usage, celle-ci entretient une proximité gênante avec le terme charnier, d'où le désir de certains citoyens de procéder à son remplacement par Charnycois. Ce gentilé identifie déjà les citoyens français d'une ville homonyme de l'Yonne et est tiré morphologiquement de la forme latine du toponyme Charny, soit Carniacum, Carnacium ou Carnacum, avec conservation de l'y de la forme actuelle du nom de la ville. Le passage de K (noté C) à CH devant A demeure tout à fait classique en phonétique historique. À l'été de 1986, les autorités municipales locales ont institué la Fête des Charnycois, fête populaire établie sur une base annuelle. Cette ville a été regroupée le 1er janvier 2002 avec la ville de Lévis.
Chartierville Municipalité Chartiervillois, Chartiervilloise (1986*)
Châteauguay Région Châteauguois, Châteauguoise (1983)
Châteauguay Ville Châteauguois, Châteauguoise (1979*)
Variante (s) : Châteauguayen; Châtelois.
Bibliographie : Sylvestre, Roger (1984), Aperçu historique sur Châteauguay, Châteauguay, Centre culturel Vanier, 17p.
Château-Richer Ville Château-Richérois, Château-Richéroise (1993*)
Bibliographie : TIRMAN, Jean-Louis (1983), « Qui sommes-nous? », dans Le Parchemin, vol. 5, no 8, Château-Richer, juin, s. p. TIRMAN, Jean-Louis (1984), « Qui serons-nous? », dans Le Parchemin, vol. 6, no 4, Château-Richer, janvier-février, s.p.
Chazel Municipalité Chazelois, Chazeloise (1984*)
Chénéville Municipalité Chénévillois, Chénévilloise (1981*)
Chertsey Municipalité Chertsois, Chertsoise (2000)
Commentaire : La municipalité du canton de Chertsey et la municipalité de la paroisse de Lac-Paré se sont regroupées pour former la municipalité de Chertsey le 13 novembre 1991. 
Chester-Est Municipalité de canton Chesterestois, Chesterestoise (1986*)
Chesterville Municipalité Chestervillois, Chestervilloise (1986*)
Chibougamau Ville Chibougamois, Chibougamoise (1974*)
Variante (s) : Chibougamauite (1956).
Chibougamau-Chapais Région Chibougamo-Chapien, Chibougamo-Chapienne (1982)
Var. :La terminaison -o provient de composés savants comme néo-latin, pseudo-prophète, etc. où celle-ci est normale. En français moderne, on a attribué cette même terminaison à des vocables comme anglo-canadien, russo-japonais, helveto-allemand,...
Chicoutimi Arrondissement de Saguenay Chicoutimien, Chicoutimienne (1709*)
Variante (s) : Chekoutimien (1744); Chékoutimien (1913); Chicoutimeux (1894); Chicoutimiaux (1894); Chicoutiminois (1896); Chicoutimois (1894).
Commentaire : Le gentilé le plus ancien fait référence à un groupe amérindien. La question de la dénomination des citoyens de Chicoutimi a provoqué d'orageux débats, surtout à la fin du XIXe s. Les villes de Chicoutimi, Jonquière et La Baie, la municipalité de Lac-Kénogami, la ville de Laterrière, la municipalité de Shipshaw et une partie de la municipalité du canton de Tremblay ont été regroupées le 18 février 2002 pour former la ville de Saguenay.
Bibliographie : Ruthban, Denis [pseudonyme d'Adjutor Rivard], (1894), « Chicoutimois vs Chicoutimien » dans Alma Mater, Chicoutimi, vol. 11, no 21, 29 décembre, p. 84-85. Tremblay, Victor (1943), « Chicoutimien » dans Bulletin des recherches historiques, Lévis, no 49, p. 172-175.
Chisasibi Village cri Chisasibien, Chisasibienne (1981)
 [CHI-SA-SI-BYINBYENNE]
Chisasibi Municipalité de village cri Chisaasiipiiw-iiyuw (1994) (forme naskapie); 
Chisasipiwi Iyiyou (1992) (forme crie)
Chute-aux-Outardes Municipalité de village Outardois, Outardoise (1986*)
Clarendon Municipalité de canton Clarendonian (1980) (forme anglaise)
Cléricy Secteur de Rouyn-Noranda Clériçois, Clériçoise (1981)
Commentaire : La municipalité de Cléricy a été regroupée avec la ville de Rouyn-Noranda le 1er janvier 2002.
Clermont Municipalité de canton Clermontain, Clermontaine (1986*)
Clermont Ville Clermontois, Clermontoise (1980*)
Variante (s) : Clermontain (1978); Clermontais.
Commentaire : Monseigneur Félix-Antoine Savard a composé un conte-souvenir dédié aux gens de Clermont exclusivement et intitulé « Conte pour les Clermontois »(Anonyme (1981), Livret-souvenir de nos fêtes du 50e, Clermont 1931-1981,Clermont, p. 35-39).
Clerval Municipalité Clervalois, Clervaloise (1986*)
Clifton Canton Cliftonnois, Cliftonnoise (1994)
Cloridorme Municipalité de canton Cloridormien, Cloridormienne (1986*)
Coaticook MRC Coaticookois, Coaticookoise (1986*)
Coaticook Ville Coaticookois, Coaticookoise (1976*)
Colombier Municipalité Colombien, Colombienne (1986*)
Colombourg Secteur de Macamic Colombourgeois, Colombourgeoise (1986*)
Commentaire : La municipalité de Colombourg a été regroupée avec la ville de Macamic le 6 mars 2002.
Compton Municipalité Comptonois, Comptonoise (1986*)
Commentaire : Dans ce cas, le redoublement de la consonne n semble facultatif, car on observe le recours à l'une ou l'autre formes dans des recueils de gentilés de France. La municipalité du village de Compton et la municipalité du canton de Compton se sont regroupées le 22 juin 1994.
Compton Station Municipalité Voir Compton
Contrecœur Ville Contrecœurois, Contrecœuroise (1978)
Cookshire Secteur de Cookshire-Eaton Cookshirois, Cookshiroise (1986*)
Commentaire : La ville de Cookshire, la municipalité d'Eaton et la municipalité du canton de Newport ont été regroupées le 24 juillet 2002 pour former la ville de Cookshire-Eaton.
Coteau-du-Lac Municipalité Coteaulacois, Coteaulacoise (1994*)
Coteau-Landing Secteur de la municipalité des Coteaux Coteau-Landais, Coteau-Landaise (1986*)
Commentaire : La municipalité du village de Coteau-Landing et celle du village de Coteau-Station se sont regroupées pour former la municipalité des Coteaux le 18 mai 1994.
Coteau-Station Secteur de la municipalité des Coteaux Stationnois, Stationnoise (1986*)
'Commentaire : La municipalité du village de Coteau-Landing et celle du village de Coteau-Station se sont regroupées pour former la municipalité des Coteaux le 18 mai 1994.
Côte-des-Neiges Quartier de Montréal Côte-des-Neigien, Côte-des-Neigienne (1986)
Variante (s) : Côtedeneigien (1954); Côte-des-Neigeois; Neige-Côtier.
Bibliographie : Anonyme (1986), « Un gentilé pour CDN », dans Côte-des-Neiges, Montréal, 28 mai.
Côte-du-Sud Région Sudcôtois, Sudcôtoise (1990)
Variante (s) : Côtesudois (1990.)
Com. : Le dérivé met à profit le phénomène de l'inversion des constituants, assez répandu en matière de gentilés, comme dans Francilien (Île-de-France), Louperivois (Rivière-du-Loup), Magnymontois (Montmagny), Nord-Côtier (Côte-Nord)...
Côte-Nord Région Nord-Côtier, Nord-Côtière (1961); Coaster (1969) (forme anglaise)
Variante (s) : Côtenordien; Côtier; Nordcôtien; Nordcôtier; Nord-Côtois; Nordien.
Commentaire : Malgré les efforts déployés par un quotidien pour substituer le gentilé Nordcôtien à Nord-Côtier, cette dernière forme s'est imposée très nettement, probablement sur le modèle de côte  côtier. Vers 1970, un journal portant le titre Le Côtier des Escoumins desservait une bonne partie de la Côte-Nord; un autre du nom du Côtier/The Coaster a également existé sans que nous puissions fixer à quelle époque précise. La dénomination courante de la région, la Côte, a vraisemblablement inspiré ces dernières appellations.
Bib.: Anonyme (1981), « Nord-Côtier, Nordcôtien », dans Le Nordic, Baie-Comeau, 27 novembre, p. 3. Hamelin, Louis-Edmond (1977), Le Nord et son langage, t. 1, Québec, Office de la langue française, coll. « Néologie en marche, série b : langues de spécialités », no 5, p. 85.
Côte-Nord-du-Golfe-du-Saint-Laurent Municipalité Golfien, Golfienne (1986*)
Côte-Saint-Luc Secteur de Montréal Côte-Saint-Luçois, Côte-Saint-Luçoise (1989)
Variante (s) : Côte-Saint-Lucer (1984) (forme anglaise); Côte-Saint-Luçois (1992).
Commentaire : Manifestement, la présence de deux traits d'union dans le toponyme suscite certaines hésitations orthographiques. La cité de Côte-Saint-Luc a été regroupée avec la ville de Montréal le 1er janvier 2002.
Coudres, Île aux Île Coudrien, Coudrienne (1983)
Variante : Îlien; Insulaire (1880).
Commentaire : Les deux variantes signalées ne constituent pas au sens strict des gentilés, car il s'agit de termes de la langue générale qui désignent toute personne qui vit sur une île. Elles sont mentionnées en raison de leur fréquence, notamment pour insulaire, et parce que, dans certains cas, on leur attribue un rôle de quasi-gentilé. Le blason populaire fort connu Marsouins qui caractérise les gens de l'île demeure présenté à quelques reprises comme la dénomination neutre des gens de l'île.
Coulonge, Avenue de Avenue de Sillery Coulongeois, Coulongeois (1992)
Courcelles Municipalité de paroisse Courcellois, Courcelloise (1982*)
Variante : Courcellien (1953).
Bibliographie : Anonyme (1986), Sans titre, dans Le Progrès de Thetford Mines,Thetford Mines, 19 février.
Cournoyer Seigneurie de Cournoyen, Cournoyen (1992)
Commentaire : Jadis, la municipalité de Saint-Marc-sur-Richelieu resortissait à la seigneurie de Cournoyer, lien marqué par l'appellation de Saint-Marc-de-Cournoyer qui a eu cours au milieu du XIXe siècle.
Courville Secteur de Beauport Courvillien, Couvillienne (1955)
Cowansville Ville Cowansvillois, Cowansvilloise (1976)
Crabtree Municipalité Crabtreen, Crabtreenne (1995*)
Commentaire : La municipalité du village de Crabtree a changé son statut pour celui de municipalité le 12 juin 1993.
D   
Danville Ville Danvillois, Danvilloise (1983)
Commentaire : Un journal communautaire local a pour titre Le Danvillois (1986).
D'Autray MRC D'Autréen, D'Autréenne (1986*)
Daveluyville Ville Daveluyvien, Daveluyvienne (1978)
Commentaire : Étant donné la facture du nom du village une forme comme Daveluyvillien, ienne ou Daveluyvillois, oise paraîtrait davantage indiquée, quoique le gentilé en usage demeure possible morphologiquement. Le 22 avril 1995, le statut juridique de la municipalité du village de Daveluyville était changé pour celui de Municipalité de Daveluyville.
Bib.: Anonyme (1986) « Appellation », dans Le Nouvelliste, Trois-Rivières 22 février. Dolan-Caron, Rita (1986), « Affaires municipales. Nicolet », dans Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 12 février, p. 46.
Deauville Secteur de Sherbrooke Deauvillois, Deauvilloise (1978*)
Commentaire : La municipalité de Deauville a été regroupée avec la ville de Sherbrooke le 1er janvier 2002.
Dégelis Ville Dégelisien, Dégelisienne (1977*)
Déléage Municipalité Déléageois, Déléageoise (1986*)
Bib.: M(illard), C(harles) (1986), « Si vous parlez des gens de Déléage, dites : « Déléageois », dans la Gazette, Maniwaki, 9 juin, p. 3.
Delisle Secteur d'Alma Delislois, Delisloise (1984)
Variante (s) : Mistoukois.
Commentaire : Delisle a été constituée pour une bonne part du territoire de la municipalité de Saint-Coeur-de-Marie, auparavant dénommée Mistook ou Mistouk, du nom de la rivière Mistook qui la borde. Les gens sont encore dénommés ou surnommés couramment Mistoukois.
Delson Ville Delsonnien, Delsonnienne (1986*)
Demoiselle, Collines de la Collines Demoisellien, Demoisellienne (1985)
Commentaire : On désigne ainsi les gens qui habitent autour de ces entités géographiques. À l'Île-du-Havre-Aubert, on utilise surtout la forme Buttes des Demoiselles.
Denholm Municipalité de canton Denholmien, Denholmienne (1986*)
De Quen-Nord Secteur de Saint-François-de-Sales Dequenais, Dequenaise (1973)
Desbiens Ville Desbienois, Desbienoise (1978*)
Deschaillons-sur-Saint-Laurent Municipalité Deschaillonnais, Deschaillonnaise (1986*)
Deschambault Secteur de Deschambault-Grondines Deschambaultien, Deschambaultienne (1979) 
[DÉ-CHAN-BO-TYIN/TYENNE
Les municipalités de Deschambault et de Grondines se sont regroupées le 27 février 2002 pour former la municipalité de Deschambault-Grondines.
Deschênes Secteur de Gatineau Deschener (1986) (forme anglaise)
Desjardins Ancienne MRC Desjardinois, Desjardinoise (1986*)
Commentaire : La ville de Lévis a succédé aux droits, obligations et charges de la MRC de Desjardins le 1er janvier 2002.
Des Ruisseaux Ancienne municipalité Des Ruissois, Des Ruissoises (1991*)
Variante (s) : Desruisselien (1981).
Commentaire : La facture quelque peu savante de Desruisselien a incité les autorités municipales de Des Ruisseaux à procéder à l'adoption d'une forme plus près de la dénomination municipale, malgré les complications graphiques soulevées lorsqu'il s'agit de l'adjectif, des ruissois. La municipalité de Des Ruisseaux a été regroupée avec la ville de Mont-Laurier le 8 janvier 2003.
Destor Secteur de Rouyn-Noranda Destorois, Destoroise (1986*)
La municipalité de Destor a été regroupée avec la ville de Rouyn-Noranda le 1er janvier 2002.
Deux-Montagnes Ville Deux-Montagnais, Deux-Montagnaise (1980)
Disraeli Municipalité de paroisse Disraélois, Disraéloise (1986*)
Commentaire : Se reporter à Disraeli, Ville   pour l'explication quant à la présence de l'accent.
Disraeli Ville Disraelois, Disraeloise (1982*)
Variante (s) : Disraélois.
[DIS-RA-É-LOI/LOIZ]
Commentaire : La graphie qui ne comporte pas d'accent se distribue presque à égalité avec la forme qui en comprend un, mais présente l'avantage de mieux refléter la dénomination exacte de la ville. À noter que le nom de Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique anglais dont le patronyme a été attribué à cette municipalité de la région de la Chaudière-Appalaches, se rencontre fréquemment affublé d'un accent ou encore d'un tréma sur le e.
Dixville Municipalité Dixvillois, Dixvilloise (1986*)
 [DI-VI-LOI/LOIZ]
Dolbeau Secteur de Dolbeau-Mistassini Dolbien, Dolbienne (1978*)
Commentaire : Gentilé très répandu et couramment utilisé dans la presse régionale. Les villes de Dolbeau et de Mistassini se sont regroupées pour former la ville de Dolbeau-Mistassini le 17 décembre 1997.
Bibliographie : ROY, Michel (1979), « Les citoyens de Dolbeau sont des Dolbiens », dans Le Point, Dolbeau, 17 janvier, p. 14.
Dolbeau-Mistassini Ville Dolmissois, Dolmissoise (2000*)
Les villes de Dolbeau et de Mistassini se sont regroupées pour former la ville de Dolbeau-Mistassini le 17 décembre 1997.
Donnacona Ville Donnaconien, Donnaconienne (1981)
Dorchester Division de recensement Dorchestois, Dorchestoise (1960)
Dorion Ville Voir Vaudreuil-Dorion
Dorval Secteur de Montréal Dorvalois, Dorvaloise (1984)
Commentaire : La cité de Dorval a été regroupée avec la ville de Montréal le 1er janvier 2002.
Dosquet Municipalité Dosquetois, Dosquetoise (1986*)
Douglastown Village Douglastownien, Douglastownienne (1983)
Douville Secteur de Saint-Hyacinthe Douvillois, Douvilloise (1989)
Commentaire : Jadis une ville à part entière, Douville a fusionné à celles de Saint-Hyacinthe, de Saint-Joseph et de La Providence en 1976.
Drummondville Ville Drummondvillois, Drummondvilloise (1931*)
Bibliographie : F(orcier), R(aynald) (1986) « Conseil en bref. Gentilé officiel », dans La Parole, Drummondville, 20 février, p. 9.
Dubuisson Secteur de Val-d'Or Dubuissonnais, Dubuissonnaise (1985*)
Commentaire : La municipalité de Dubuisson a été regroupée avec la ville de Val-d'Or le 1er janvier 2002.
Bibliographie : ANONYME (1985), « Dubuissonnais », dans L'Écho abitibien, Val-d'Or, 2 avril, p. 25
Dudswell Municipalité Dudswellois, Dudswelloise (1985*)
 [DODZ-WEL-LOI/LOIZ]
Duhamel Municipalité Duhamellois, Duhamelloise (1981*)
Duhamel-Ouest Municipalité Duhamellois-de-l'Ouest, Duhamelloise-de-l'Ouest (1986*)
Commentaire : En dépit de son ampleur, ce gentilé s'inscrit dans une optique de correction linguistique puisque les spécialistes déconseillent l'utilisation de la structure permutée comme dans Centre-Américain, Nord-Vietnamien, Sud-Coréen, etc., laquelle est considérée comme un anglicisme; on devrait dire Américain du Centre, Vietnamien du Nord, Coréen du Sud. Cependant, la présence de traits d'union entres les constituants assure au gentilé une plus grande cohésion, une meilleure unité syntagmatique.
Dunham Ville Dunhamien, Dunhamienne (1986*)
Dunkin Village Dunkinite (1977) (forme anglaise)
Duparquet Ville Duparquetois, Duparquetoise (1986*)
Durham-Sud Municipalité Durhamien, Durhamienne (1986*)
E   
East Angus Ville Angussien, Angussienne (1986*)
East Broughton Municipalité Broughtonnais, Broughtonnaise (1980*)
Commentaire : La municipalité du village d'East Broughton Station a été regroupée avec la municipalité d'East Broughton pour former la municipalité d'East Broughton le 5 janvier 1994.
East Broughton Station  Ancienne municipalité de village Broughtonnois, Broughtonnoise (1986*)
Commentaire : La municipalité du village d'East Broughton Station a été regroupée avec la municipalité d'East Broughton pour former la municipalité d'East Broughton le 5 janvier 1994.
Bibliographie : Gagnon, Jules-Henri (1986), «  East-Broughton Station », dans La Vallée de la Chaudière, Saint-Joseph, 22 avril, p. B-10.
East Cape Village East Caper (1984) (forme anglaise)
East End Quartier de Montréal East Ender (1983) (forme anglaise)
East Farnham Municipalité de village Eastfarnhamien, Eastfarnhamienne (1986*)
East Hereford Municipalité Herefordéen, Herefordéenne (1986*)
[IR-FORD-DÉ-IN/ENNE]
Eastmain Municipalité de village cri Eastmainwi Iyiyou (1992) (forme crie); Variante (s) : Iistimaaniiw-iiyuw (1994) (forme naskapie)
Commentaire : Le cri iyiyou et ses variantes eyinew ou eenouch ont pour sens : « un Indien, un Cri; l'être humain ».
Eastman Municipalité de village Eastmanois, Eastmanoise (1986*)
Eaton Secteur de Cookshire-Eaton Eatonois, Eatonoise (1986*)
Commentaire : La ville de Cookshire, la municipalité d'Eaton et la municipalité du canton de Newport ont été regroupées le 24 juillet 2002 pour former la ville de Cookshire-Eaton.
Egan-Sud Municipalité Eganois, Eganoise (1986*) 
[I-GA-NOI/NOIZ]
Elgin Municipalité de canton Elginois, Elginoise (2004*); Elginite (1981) (forme anglaise)
Entrelacs Municipalité Entrelacois, Entrelacoise (1984*)
Esprit-Saint Municipalité Spiritois, Spiritoise (1991)
Commentaire : Gentilé tiré de la forme latine d'esprit, spiritus.
Essipit Réserve indienne Essipiulnu (1991) (forme montagnaise)
Ecsibiucibuwilnu (1931) (forme montagnaise); Ecsipiwilnu (1931) (forme montagnaise); Essipiunnu (1994) (forme montagnaise); Excomminquois (1611).
Com. La première variante a pour sens : « peuple de la rivière des ruisseaux aux coques » alors que la seconde signifie : « peuple de la rivière aux coques », du montagnais esh,  « coque », terme générique pour « mollusque à coquillage », shipu, « fleuve, rivière » et ilnu, « être humain ». Quant à Essipiunnu, Essipiunnuat au pluriel, cette dénomination a pour sens : « Montagnais d'Essipit ».
Est-du-Québec Région Québécois, Québécoise de l'Est
Variante (s) : Est-Québécois (1993).
Commentaire : Région géographique qui couvre la partie est du Québec, notamment le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie
Estérel Ancienne ville Estérellois, Estérelloise (1986*)
Commentaire : La ville d'Estérel et la municipalité de la paroisse de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson ont été regroupées pour former la ville de Sainte-Marguerite–Estérel, le 17 octobre 2001.
Estrie Région Estrien, Estrienne (1946)
Bibliographie : Laporte, Pierre (1961), « Il est temps d'accepter officiellement le mot Estrie », dans Le Devoir, Montréal, 26 octobre, p. 4. O'Bready, Maurice (1946), « L'Esterie », dans Le Messager de Saint-Michel, Sherbrooke, 20 juillet. Voir : Canton-de-l'Est, Région.
Etchemin Région Etcheminois, Etcheminoise (1984)
Évain Secteur de Rouyn-Noranda Évainois, Évainoise (1982*)
Commentaire : La municipalité d'Évain a été regroupée avec la ville de Rouyn-Noranda le 1er janvier 2002.
F   
Farnham Ville Farnhamien, Farnhamienne (1976*)
Bibliographie : Anonyme (1986), « Échos du conseil municipal de Farnham. Choix d'un gentilé », dans Le Guide, Cowansville, 11 mars.
Fassett Municipalité Fassettois, Fassettoise (1986*)
Fatima Village Fatimatois, Fatimatoise (1996*)
Commentaire : Toutes les municipalités des îles de la Madeleine dont celle de Fatima ont été regroupées pour former la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, le 1er janvier 2002. L'ancien nom de Fatima étant Barachois, ses résidents étaient désignés sous le gentilé Barachois, Barachoise.
Faubourg-Québec Secteur résidentiel de Montréal Bourragan, Bourragane (1898)
Commentaire : Quartier de Montréal du XIXe siècle, englobant la paroisse de Saint-Pierre-Apôtre, le faubourg de Québec ou le faubourg Québec, suivant l'usage le plus répandu, ressortit maintenant au quartier Sainte-Marie. Il porte cette appellation parce que par le passé les voyageurs en provenance de Québec devaient le traverser pour atteindre le cœur de la ville. Quoique l'on puisse rapprocher la partie initiale du gentilé de la finale de faubourg, le second formant demeure mystérieux et n'a pas encore livré son secret. Dans son ouvrage intitulé Entre voisins. La société paroissiale en milieu urbain : Saint-Pierre-Apôtre de Montréal 1848-1930 (Montréal, Boréal, 1992), Lucia Ferretti fournit peu d'indications à cet égard : « On retrouve l'emploi de ce terme pour désigner les habitants du faubourg Québec dans le Codex historicus, II, 37-38, 16 novembre 1898. Le fait qu'il y soit placé entre guillemets donne à penser qu'il s'agit là d'une expression du langage oral que les faubouriens utilisaient eux-mêmes. » (p. 196, note 8). Ce Codex historicus consistait en des cahiers rédigés à la main par les Oblats et relatait les principaux événements survenus aux endroits qu'ils desservaient (Saint-Hilaire, Longueuil et Saint-Pierre de Montréal) entre 1841 et 1940. Pour ce qui est de faubourg, il s'agit d'un quartier d'une ville qui était anciennement situé hors de son enceinte, de ses limites.
Ferland-et-Boilleau Municipalité Ferboillien, Ferboillienne (1986*)
[FER-BOI-LYIN/LYENNE]
Commentaire : Gentilé fixé à la suite d'une consultation populaire par soudage d'une partie des éléments constituants : Fer(land) et Boill(eau) auxquels le suffixe -ien, -ienne a été adjoint.
Ferme-Neuve Municipalité Fermeneuvien, Fermeneuvienne (1986*)
Variante : Fermeneuvan (1969; Ferme-Neuvien (1978)
Commentaire : La municipalité du village de Ferme-Neuve a été regroupée avec celle de la paroisse du même nom pour former la municipalité de Ferme-Neuve le 24 décembre 1997.
Fermont Ville Fermontois, Fermontoise (1975*)
Variante : Fermontais.
Fieldville Hameau Fieldvillois, Fieldvilloise (1987)
Fleurimont Secteur de Sherbrooke Fleurimontois, Fleurimontoise (1981*)
Commentaire : La ville de Fleurimont a été regroupée avec celle de Sherbrooke le 1er janvier 2002.
Fontainebleau Municipalité Bellifontain, Bellifontaine (1985*)
Commentaire : Gentilé identique à celui généré par le Fontainebleau français. Toutefois, la formation latine sur laquelle il repose témoigne d'une étymologie inexacte. En effet, Bellifontain suggère que le nom de la ville est dû à la Fontaine-Belle-Eau (fontaine provenant du latin fons, fontis, « la source, la fontaine » auquel le suffixe à valeur collective -anum a été accolé et belle remontant à la forme latine féminine bella). Or, il s'agit en fait de Fontaine Bliaud (anciennement Blitwald), devenue Fontainebleau par agglutination, la famille des Bliaud possédant en forêt de Bièvre un domaine situé près d'une fontaine. En conséquence, si l'on recherchait une forme qui témoigne d'une étymologie correcte, il faudrait recourir au gentilé Fontainebleaudien.
Fontanges Campement Fontangeois, Fontangeoise (1982)
Forestville Ville Forestvillois, Forestvilloise (1978*)
Fort Chimo Poste de traite Uaskaikaniunnu (1980) (forme montagnaise)
Pwaat-chaaimuw-iiyuw (1994)( forme naskapie)
Var. :  Puatshishaimunnu (1980)( forme montagnaise); Tshishaimunnu (1980) (forme montagnaise).
Commentaire : « Puatshishaimunnut et son raccourci Tshishaimunnut, « Indiens de Fort Chimo » et « Indiens de Chimo » sont appliqués à la bande autrefois rattachée au poste de Fort Chimo qui a émigré à Schefferville en 1956. Ce sont là des termes récents, construits, de façon curieuse, à partir d'un emprunt à l'anglais (Chimo devenu Tshishaimu), qui leur ont été appliqués par les groupes voisins depuis leur arrivée à Schefferville. Ils se nomment eux-mêmes Uaskaikaniunnut, du nom indien de Fort Chimo, Uaskaikan, et c'est ainsi que les appellent les anciens parmi les montagnais. » (Mailhot et Vincent, 1980, p. 138). À noter que la finale -unnu constitue la terminaison au singulier, alors que -unnut véhicule le pluriel, en montagnais.
Fort-Coulonge Municipalité de village Coulongien, Coulongienne (1986*)
Fortierville Municipalité Fortiervillois, Fortiervilloise (1986*)
Fossambault-sur-le-Lac Ville Fossambaugeois, Fossambaugeoise (1996*)
Frampton Municipalité Framptonnien, Framptonnienne (1951)
Francheville MRC Franchevillois, Franchevilloise (1986*)
Bibliographie : Aubry, Marcel (1986), « Les gens de la MRC de Francheville sont maintenant des Franchevillois! », dans Le Nouvelliste, Trois- Rivières, 2 juillet, p. 38.
Franklin Municipalité Franklinois, Franklinoise (1986*)
Frankliner (1984) (forme anglaise)
Franquelin Municipalité Franquelinois, Franquelinoise (1980*)
Frelighsburg Municipalité Frelighsbourgeois, Frelighsbourgeoise (1986*)
Commentaire : Francisation de -burg en -bourg.
Frontenac Municipalité Frontenacois, Frontenacoise (1985*)
Fugèreville Municipalité Fugèrevillois, Fugèrevilloise (1986*)
G   
Gagnon Lieu-dit Gagnonais, Gagnonaise (1979)
Variante (s) : Gagnonnais.
Commentaire : Ville officiellement fermée par les autorités gouvernementales le 1er juillet 1985. La très grande majorité des formes relevées ne comportent qu'un seul « n » et quatre occurrences un « n » redoublé. Cette dernière graphie apparaît comme davantage prévisible sinon plus juste.
Gallix Secteur de Sept-Îles Gallixois, Gallixoise (1986*)
Commentaire : La municipalité de Gallix a été regroupée avec la ville de Sept-Îles le 12 février 2003.
Gaspé Ville Gaspésien, Gaspésienne (1896)
Gaspesian (1979) (forme anglaise)
Variante (s) : Gasponien (1880)
Commentaire : La variante Gasponien demeure morphologiquement inhabituelle et inexplicable lexicalement. Il s'agit peut-être d'une dénomination qui se situe à la frontière du blason populaire et du gentilé qui provient de l'auteur anonyme d'un feuilleton intitulé « Récits d'autrefois. Histoires et légendes du Bas-Saint-Laurent » et paru dans le Nouvelliste de Rimouski du 12 août au 14 octobre 1880.
Gaspé-Nord Circonscription électorale Gaspénordien, Gaspénordienne (1979)
Variante (s) : Gaspé-Nordien.
Commentaire : La circonscription électorale de Gaspé-Nord qui, avec celle de Gaspé-Sud, couvraient l'ensemble de la Gaspésie ont cédé leur place à la circonscription électorale de Gaspé en 1985.
Gaspésie Région Gaspésien, Gaspésienne (1668)
Gaspesian (1905) (forme anglaise)
Variante (s) : Gaspeiquois (XVIIe s.).
Commentaire : À l'origine, il s'agit du nom attribué par les Blancs aux Micmacs installés sur le territoire gaspésien. On le relève déjà dans les ouvrages de Chrestien le Clerq, Sixte Le Tac, Charlevoix, etc. Le gentilé a également été mis à contribution dans la dénomination d'un bateau Le Gaspésien (XIXe s.) et d'une voie de communication, la Transgaspésienne. En outre, La Voix Gaspésienne dessert le secteur nord de la Gaspésie depuis 1955 alors que le territoire matapédien est desservi par L'Avant-Poste Gaspésien, fondé en 1944. Par le passé, Le Gaspésien (1930-1937) et La Chronique Gaspésienne (1968-1970) ont constitué deux hebdomadaires importants de la Gaspésie.
Gaspésie-du-Nord Région Gaspésien du Nord, Gaspésienne du Nord (1944)
Commentaire : La graphie du gentilé a été scrupuleusement respectée.
Gaspésie-du-Sud Région Gaspésien du Sud, Gaspésienne du Sud (1944)
Voir : Gaspésie-du-Nord, Région.
Gatineau Ville Gatinois, Gatinoise (1976*)
Commentaire : Depuis 1983, on célèbre la Journée du Gatinois et de la Gatinoise en honorant de façon particulière certain(e)s citoyen(ne)s qui se sont distingué(e)s. En outre, le bulletin d'information municipale institué en 1978 s'intitule Le Gatinois.
Bibliographie :  Anonyme (1986), « Officialisation d'un gentilé », dans la Revue de Gatineau, Gatineau, 25 mars.
Gatineau Circonscription électorale Gatinois, Gatinoise (1978)
Gatineau Région Gatinois, Gatinoise (1978)
Variante (s) : Gatineois; Gatinien.
Gentilly Secteur de Bécancour Gentillois, Gentilloise (1976) [JAN-TIY-OI/OIZ]
Variante (s) : Gentillais; Gentyllais.
Giffard Secteur de Québec Giffardois, Giffardoise (1979)
Girardville Municipalité Girardvillois, Girardvilloise (1978*)
Bibliographie : Anonyme (1985), « Des Girardvillois et des Didymiens », dans Le Point, Dolbeau, 30 avril.
Glenmount Quartier de Montréal Glenmounter (1984) (forme anglaise)
Godbout Municipalité de village Godboutois, Godboutoise (1985*)
Godmanchester Municipalité de canton Godmancastrien, Godmancastrienne (1986*)
Variante (s) : Le nom de cette municipalité fait référence à celui d'une ville d'Angleterre. Or, la dénomination la plus ancienne relative à Godmanchester est Gormon Castria. En Angleterre, pratiquement tous les lieux géographiques ayant comporté le mot Castria au temps de l'occupation romaine ont vu celui-ci, remontant à castra, « camp », devenir élément constitutif sous la forme de -chester. Ainsi, le gentilé marque un retour à l'origine latine du nom et contribue à une consonance française en harmonie avec l'esprit de la langue de Molière.
Bibliographie : Anonyme (1986), « Un « godmancastrien » », dans The Gleaner/La Gazette, Huntingdon, 6 juillet, p. 15.
Goose Village Quartier de Montréal Goose Villager (1983) (forme anglaise)
Commentaire : Quartier situé entre la rue Bridge et l'autoroute Bonaventure dont le nom remonte à une époque où le territoire présentait l'aspect d'un marais largement fréquenté par les chasseurs.
Goynish Canton Goynishois, Goynishoise (1897) [GOI-NI-CHOI/CHOIZ]
Gracefield Ville Gracefieldois, Gracefieldoise (1986)
[GRÉS-FIL-DOI/DOIZ]
Granada Village Granadien, Granadienne (1986)
Granby Ville Granbyen, Granbyenne (vers 1960*) Granbyan (1981) (forme anglaise).
Variante (s) : Granbéen; Granbien (1949); Granbygeois (1930); Granbyien, Grandbien (1951).
'[GRAN-BYIN/BYENNE]
Commentaire : On peut observer certaines hésitations quant à l'orthographe de ce gentilé qui aurait été attribué à la population par le célèbre Maurice Chevalier à l'occasion d'un concert qu'il donnait dans cette ville. Nous estimons que la prononciation à l'anglaise ou à la française du toponyme joue un rôle important à cet égard.
Bibliographie : Grandville (1949), « Dira-t-on : les « Grandbiens »…, dans Le Devoir, Montréal, 19 janvier, p. 1.
Grand Calumet, Île du Île Islander (1885) (forme anglaise)
Grand-Calumet Municipalité de canton Calumettan, Calumettane (1984*)
Ce gentilé existe « depuis très longtemps » selon la secrétaire-trésorière,  qui signale dans une lettre qu'elle nous adressait le 6 février 1986, que le « feu ayant détruit beaucoup de documents» , il demeure impossible de fixer la date de la première attestation. Celle qui figure à l'entrée constitue la datation la plus ancienne identifiée.
Grande Rivière, La Rivière Tshishe-shipiunnu (1980) (forme montagnaise)
Commentaire : En cri, le nom de cette rivière est Tschishasipi, dont a été tiré le gentilé avec modification graphique.
Grande-Cascapédia Village Cascapédiac, Cascapédiaque (1866)
Commentaire : Facture gentiléenne peu courante, mais que peut expliquer son ancienneté. La forme ancienne du nom de la municipalité était précisément Cascapédiac. Les municipalités de Grande-Cascapédia et de Saint-Jules se sont regroupées pour former la municipalité de Cascapédia–Saint-Jules le 2 juin 1999.
Grande-Île Secteur de Salaberry-de-Valleyfield Grandilois, Grandiloise (1985*)
Variante (s) : Grande-Îlois (1980); Grand-Ilain (1822); Grand-Îlain (1972); Grandillois (1987); Grand-Islain (1818)
Commentaire : Les autorités municipales estimant que la forme Grand-Îlain ne revêtait pas de grandes qualités euphoniques en dépit de sa remarquable ancienneté, on a procédé à sa modification en 1989. La municipalité de Grande-Île a été regroupée avec la ville de Salaberry-de-Valleyfield, le 24 avril 2002.
Grandes-Bergeronnes Municipalité de village  
Voir : Les Bergeronnes
Grandes-Piles Municipalité de village Granpilois, Granpiloise (1986*)
Grande-Vallée Municipalité de paroisse Grande-Valléen, Grande-Valléenne (1982*)
Grand-Matane Village Matanais, Matanaise (1825)
Commentaire : Anciennement, la seigneurie de Matane se partageait entre Grand-Matane et Petit-Matane, deux agglomérations distinctes.
Grand-Mère Secteur de Shawinigan Grand-Mérois, Grand-Méroise (1981*)
Variante (s) : Grandméraud (1969); Grand-Méraud; Grand'Mérien; Grandmérois;Grand'mérois; Grand'Mérois; Grandmèrois; Grand'Mèrois; Grand- Merrien.
Commentaire : L'orthographe qui comporte une apostrophe à la place d'un trait d'union entre les constituants reflète une pratique désuète. La ville de Grand-Mère a été regroupée avec la ville de Shawinigan le 1er janvier 2002.
Bibliographie : Anonyme (1982), « Grand-Mérois(e) ou grand-Méraud , dans l'Hebdo du Saint-Maurice, Shawinigan, 18 août. Grand-Merrienne (1982), « Grand-Mère et Grand-Merriens », dans Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 2 septembre, p. 10.
Grand-Métis Municipalité Grand-Métissien, Grand-Métissienne (1986*)
Grand-Remous Municipalité de canton Grand-Remoussois, Grand-Remoussoise (1986*) [GRAND-RE-MOU-SOI/SOIZ]
Grand-Saint-Esprit Municipalité Esprien, Esprienne (1986*)
Grantham Municipalité Granthamien, Granthamienne (1986*)
Grenville Municipalité de village Grenvillois, Grenvilloise (1973*)
Bibliographie : Edgerton, Jeannine (1986), « Gleanings from Grenville. Collective names », dans The Watchman, Lachute, 8 avril.
Grondines Secteur de Deschambault-Grondines Grondinois, Grondinoise (1980*)
Variante (s) : Grondinien (1979).
Commentaire : Les municipalités de Deschambault et de Grondines se sont regroupées le 27 février 2002 pour former la municipalité de Deschambault-Grondines.
Gros-Morne Hameau Gros-Mornien, Gros-Mornienne (1967)
Grosse-Île Arrondissement des Îles-de-la-Madeleine Grosse-Islois, Grosse-Isloise (1978)
Grosse Isler (1978) (forme anglaise)
Commentaire : Toutes les municipalités des îles de la Madeleine dont celle de Grosse-Île ont été regroupées pour former la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, le 1er janvier 2002.
Commentaire : La graphie du gentilé est calquée sur l'ancienne orthographe du nom de la municipalité. En ancien et en moyen français, le mot « île », dérivé du latin insula, était orthographié « isle ».
Grosses-Roches Municipalité Rochelois, Rocheloise (1981)
Groulx Circonscription électorale Groulxois, Groulxoise (1984) [GROU-OI/OIZ]
Bibliographie : Fallu, Élie (1984), « Chronique du député de Groulx. Salut Groulxois, Groulxoises! » dans La Voix des Mille-Îles, Sainte-Thérèse, 14 mars, p. 6.
Guérin Municipalité de canton Guérinois, Guérinoise (1972)
H   
Halifax-Nord Secteur de Sainte-Sophie-d'Halifax Halifaxois, Halifaxoise (1986*)
Commentaire : Le 17 décembre 1997, la municipalité du canton d'Halifax-Nord et la municipalité de Sainte-Sophie se sont regroupées pour former la municipalité de Sainte-Sophie-d'Halifax.
Halifax-Sud Ancienne municipalité de canton Halifaxois-du-Sud, Halifaxoise-du-Sud (1986*)
Commentaire : Le 16 août 1995, la municipalité du canton d'Halifax-Sud a changé de statut et de nom pour ceux de municipalité de Saint-Ferdinand.
Hampden Municipalité de canton Hampdenois, Hampdenoise (1986*)
Hampstead Secteur de Montréal Hampsteader (1981) (forme anglaise)
Commentaire : Jadis un journal local portait le nom The Hampsteader. La ville d'Hampstead fait partie de Montréal depuis le 1er janvier 2002.
Harrington Municipalité de canton Harringtonois, Harringtonoise (1986*)
Hatley-Partie-Ouest Ancienne municipalité de canton West Hatleyan (1987) (forme anglaise)
Commentaire : La population anglophone désigne la municipalité comme West Hatley. Le 27 septembre 1995, la municipalité du canton de Hatley-Partie-Ouest et la municipalité du village de Hatley se sont regroupées pour former la municipalité d'Hatley.
Haute-Beauce Région Haut-Beauceron, Haut-Beauceronne (1982)
Commentaire : Sans doute la gêne provoquée par la forme un « Haute-Beauceron » a-t-elle milité en faveur de la disparition du « e » trop identifié au féminin. Cependant, nous n'avons relevé aucune attestation relative à l'équivalent au féminin du gentilé.
Haute-Côte-Nord Région Haute-Côtier, Haute-Côtière (1991)
Commentaire : Traditionnellement, on distingue trois sous-régions principales dans la région administrative de la Côte-Nord : la Haute, la Moyennne et la Basse-Côte-Nord. La Haute-Côte-Nord comprend habituellement le territoire situé entre Tadoussac et la rivière Betsiamites, à proximité de Colombier.
Haute-Gatineau Région Haute-Gatinois, Haute-Gatinoise (1982)
Variante (s) : Haut-Gatineois
Bibliographie : Thibault, J.-René (1986), « Une conscience régionale pour les Haut-Gatinois est-ce possible? » dans La Gazette, Maniwaki, 24mars, p. 8.
Haute-Mauricie Ancienne municipalité Haut-Mauricien, Haut-Mauricienne (1984*)
Voir : La Tuque
Commentaire : La municipalité de Haute-Mauricie a été regroupée avec la ville de La Tuque le 25 août 1993.
Bibliographie : Rochette, Marc (1986), « Haut-Mauricien? », dans L'Écho de La Tuque,18 février, p. 17.
Haute-Mauricie Région